Depuis plus de dix ans, nous nous évertuons à faire comprendre aux différents gouvernements qui se succèdent que les services publics sont toujours là pour faire face à ce que les gouvernements ne comprennent jamais.
Aucun d’entre eux n’a jamais compris que la neige pouvait tomber en hiver et qu’il pouvait y avoir des canicules en été.
Jamais aucun d’entre eux n’a compris qu’il pouvait y avoir des épidémies.
Jamais aucun d’entre eux n’a compris que le froid ou les grandes chaleurs pouvaient avoir des répercussions sur l’ensemble de nos services publics.
Jamais aucun d’entre eux n’a voulu comprendre qu’après l’épidémie de Covid, il fallait doter nos hôpitaux de structures d’urgence plus importantes, d’hôpitaux de proximité plus nombreux et de personnels qualifiés et mieux payés.
C’est le contraire : nous vivons de nouveau avec un hôpital en situation difficile et, encore une fois, avec des morts par milliers parce que l’hôpital et les EHPAD n’auront pas bénéficié des moyens nécessaires pour sauver ces vies.
Oui, mais 463 milliards d’euros pour les armées et l’effort de guerre !
Jamais aucun d’entre eux n’a voulu comprendre qu’on ne peut vivre dans des classes, ni pour les enfants ni pour les enseignants, en période de froid ou de canicule, sans y laisser « des plumes » en matière de santé et de résultats scolaires.
Oui, mais 463 milliards d’euros pour les armées et l’effort de guerre !
Jamais aucun d’entre eux n’a voulu comprendre que les grands froids et la neige ont des répercussions sur les transports bloqués ou accidentés, ainsi que sur les personnels et les usagers qui se voient retardés ou accidentés. Jamais aucun d’entre eux n’a voulu se rendre compte que la canicule a les mêmes répercussions sur les usagers, que ce soit dans les transports ou dans le domaine de l’énergie, dont on s’aperçoit que les réseaux souffrent terriblement de ces situations, avec des conséquences parfois mortelles pour les usagers et les personnels.
Oui, mais 463 milliards d’euros pour les armées et l’effort de guerre !
La non-prise en compte des besoins des services publics se traduit par des dizaines, voire des centaines de milliers de morts qui, pour beaucoup, auraient pu être évitées.
La non-prise en compte des besoins des services publics, c’est une climatisation pour le général Mandon, mais pas pour l’hôpital, les EHPAD ou les écoles !
Alors, à quand la compréhension des besoins réels de la population ? À quand les 463 milliards pour les services publics ?
Paris, le 26 juin 2026




