Cheminots en grève : l’interprofessionnelle à Paris comprend et soutient à fond

Cheminots en grève : l’interprofessionnelle à Paris comprend et soutient à fond

L’UD FO de Paris soutient la grève des cheminots pour les salaires, les conditions de travail, la défense du service public et la renationalisation du rail.

Les cheminots, dont la fédération FO, appellent à la grève ce 10 juin 2026. La Fédération FO, pour sa part, appelle à partir du 10 juin car, comme nous, elle considère qu’en fonction des revendications et des réponses apportées, c’est aux assemblées générales de décider de la suite du mouvement.

Les revendications mettent en exergue le fait que l’ouverture à la concurrence, mais également l’accord de branche sur la réorganisation du travail et l’accord d’entreprise, contribuent à un éparpillement de la SNCF, à son éclatement et à sa privatisation totale. Cela entraîne tout ce qui a été connu en Grande-Bretagne avec la privatisation en matière de sûreté et de sécurité des installations pour les personnels et les usagers. Il est d’ailleurs important de constater que les Britanniques reviennent sur cette privatisation.

Aujourd’hui, les cheminots sont en grève non seulement contre la fin du service public que l’exécutif voudrait voir se concrétiser, mais également pour revendiquer l’augmentation générale de leurs salaires, qui n’ont pas évolué depuis plus de dix ans, et contre les conditions de travail et les réorganisations qui détruisent le sens des métiers.

Qu’on le veuille ou non, l’effort de guerre et la loi de programmation militaire votée à hauteur de 50 milliards d’euros, qui viennent s’ajouter aux 413 milliards d’euros du budget des armées jusqu’en 2030, ne sont pas étrangers à la destruction programmée des services publics de l’école et de l’hôpital, mais également de tous les services publics de proximité comme la SNCF. EDF ne l’est encore en appellation que parce qu’il y a le nucléaire, GDF est privatisé depuis quelques années déjà, et La Poste tient grâce à ses facteurs qui, dans le domaine des services, assurent plus que la distribution du courrier. Les bureaux de poste qui ferment dans la « France profonde » contribueront ainsi à la mort des communes.

Nous le savons bien en Île-de-France, avec la suppression de 6 000 bus par semaine en grande banlieue après la mise en concurrence décidée par Mme Pécresse.

De privatisation en privatisation et d’ouverture à la concurrence, il n’existe plus de services publics, plus d’égalité de traitement, plus de péréquation tarifaire, plus de sûreté et de sécurité des installations, ni pour le personnel ni pour les usagers et les abonnés.

Oui, la nécessité est bien celle de la renationalisation, comme les Britanniques le font avec leur chemin de fer, et non comme nous l’avons fait en France pour la seule production d’énergie nucléaire.

Cet exécutif et ce gouvernement sont cependant capables de tout, y compris, dans le cadre de la militarisation de tous les secteurs, de faire rouler des « trains blindés » sur les lignes à la place des trains de voyageurs et de marchandises.

Luttons tous ensemble pour défendre nos services publics et nos revendications, qui ne seront garanties que si nous continuons à lutter contre les guerres et les budgets considérables votés et mis en œuvre par ceux qui nous demandent « d’accepter de perdre nos enfants et petits-enfants à la guerre et d’accepter que ces budgets puissent peser sur notre économie ».

Toutes les initiatives prises et qui seront prises pour lutter contre cela sont et seront soutenues par notre UD FO de Paris.

Paris, le 10 juin 2026