Nous ne participions pas au 1er Mai regroupant quelques organisations et beaucoup d'associations et de partis. Ce choix était dicté par le CCN de Chalon-sur-Saône de la CGT-FO qui indiquait, comme nous l'avons toujours, fait que notre organisation ne donnerait pas de consigne de vote pour les élections européennes.
L'appel qui nous était proposé pour un 1er Mai intersyndical en Ile-de-France était plus qu’ambigu dans ce domaine.
Fidèles à notre histoire, à nos traditions, à nos valeurs, nous décidions dans le cadre de l'appel de l'URIF FO de nous rendre, comme chaque 1er Mai, au Mur des Fédérés où deux discours furent prononcés, l'un par la Libre Pensée, l'autre par le représentant de l’URIF FO. Les deux d'ailleurs rappelant notre attachement aux Communards, à leurs combats et à leurs réalisations, et tout cela remis en cause par les gouvernements qui se succèdent depuis nombre d'années. Les deux discours exigeaient le cessez-le-feu immédiat et permanent dans tous les pays en guerre. La tombe de Léon Jouhaux faisait l'objet d'une halte et d'un dépôt de gerbe de la part de la centaine de militants de la CGT-FO présents et marquant leur attachement à celui qui fut « Prix Nobel de la paix ».
Notre journée n'était pas finie puisque la manifestation de notre URIF FO partait à 12h30 de la place d'Italie pour se rendre place de la Commune de Paris. 500 militants de l'URIF FO participaient à cette manifestation derrière une banderole qui portait nos revendications et indiquait clairement « Non à la guerre ! »
Une arrivée très visible de cette manifestation place de la Commune où des chapiteaux étaient dressés alliant festif (restauration, dégustation, musique) et culturel (vente de livres notamment celui de Marc Blondel et revues des Fédérations accompagnant les prochaines élections dans les chambres d'agriculture)
Paris, le 2 mai 2024@URIFFO Les prises de parole pendant le rassemblement et notamment celle de la Secrétaire confédérale chargée de l'organisation, Patricia Drevon, qui rappelait les revendications portées par la CGT-FO dans le cadre de la résolution adoptée par le CCN de Chalon-sur-Saône.
Elle ne manquait pas de rappeler, pour s'opposer aux guerres, notre position de « Pain, Paix et Liberté ! » Les autres interventions portaient bien évidemment sur les revendications, sur les guerres en exigeant les cessez-le-feu immédiats et permanents, l'arrêt des bombardements et des massacres, la libération des otages, dans tous les pays en guerre.
Les interventions portaient également sur notre rejet total des politiques conduisant à des atteintes considérables aux libertés individuelles et collectives, aux interdictions de toute nature, à la criminalisation de ceux qui pensent autrement que les « biens pensants », à la mise en justice des militants qu'ils soient syndicaux ou politiques.
Si 500 militants participaient au rassemblement place de la Commune, convaincus et déterminés, nous constations également la présence de riverains et de passants qui venaient partager le « communard » avec nous.
Plusieurs secrétaires confédéraux étaient présents, plusieurs secrétaires de Fédérations étaient là et les secrétaires généraux des UD d’Île-de-France ne manquaient pas à l'appel.
Pendant plusieurs heures, tous ceux qui n'avaient pas oublié que le 1er Mai c'est la fête internationale des travailleurs et travailleuses et surtout la poursuite de la lutte internationale que nous devons mener pour la classe que nous représentons, se sont félicités de l'ambiance du rassemblement, de la convivialité, de l'amitié qui s'en dégageait tout en disant qu'il ne peut y avoir la trêve sociale pendant les jeux olympiques.
L’URIF FO et ses militants qui pendant des années ont participé avec la CGT, la FSU et SOLIDAIRES à des manifestations pour la défense des travailleurs et de leurs revendications en subissant des violences de la part de ceux dont nous ne savons pas qui les commandite et quel est leur but, s'associent à tous ceux qui condamnent les violences subies hier dans les manifestations à Paris, à Nantes, à Lyon… Une nouvelle fois, nous constatons que le seul but de ces individus est d'empêcher que les manifestations se tiennent, que les travailleurs puissent s'exprimer sans que par ailleurs ils soient inquiétés. Nous ne pouvons concevoir que la Fête des travailleurs soit entachée par des violences entraînant blessures et hospitalisations.
Pour l’URIF FO, en dehors de ces violences condamnables, ce fut un beau 1er Mai syndical.



