Le Palais de la Mutualité – 45, rue Saint Victor 75005 Paris
En 1982 la politique conduite par le 1er Ministre Mauroy s'engageait dans la voie de l'austérité. Nous réagissions contre cette politique d'austérité qui s'attaquait très fortement aux salaires avec leur blocage occasionnant bien sûr des difficultés majeures pour vivre décemment.
La situation politique que nous connaissons est celle qui conduit ce gouvernement à affirmer que nous n'entrons pas dans une période d'austérité.
On a l'habitude depuis quelques années de se « foutre » de nous particulièrement quand nous entendons que les évolutions salariales ont été telles qu'elles ont permis de faire face à l'inflation. Ce qui est bien évidemment faux lorsque nous constatations et constatons toujours que « le panier de la ménagère » n'a fait que diminuer dans le même temps où bien sûr les prix des produits de première nécessité n'ont pas bougé. Mais le gouvernement restant sur son analyse n'entend pas donner un coup de pouce pour que les négociations salariales tiennent, bien au contraire.
Pas d'austérité mais un coup de vis de près de 4 milliards sur les retraités qui verront leurs pensions augmenter le 1er juillet 2025 au lieu du 1er janvier.
L'annonce que le prix de l'énergie, notamment de l'électricité, va baisser dans le même temps où le gouvernement annonce que le bouclier tarifaire saute, les courriers reçus par les usagers leur annoncent clairement l'augmentation des tarifs et ils n'y vont pas de main morte.
Si quelqu'un y comprend quelque chose sur les impôts, il devrait nous expliquer car tout laisse à penser que ce sont les plus riches qui paient, alors que le flou continue à exister dans ce domaine et que les Français risquent de se réveiller « Gros-Jean comme devant » en voyant leurs impôts quels qu'ils soient, augmenter et notamment les impôts fonciers et immobiliers.
Le pompon est atteint dans le domaine de la maladie où « la pilule » est difficile à avaler avec le déremboursement des visites chez le médecin passant de 70 à 60% dans le cadre de la prise en charge soi-disant compensée par les mutuelles qui annoncent déjà qu'elles devront augmenter leurs tarifs de l'ordre de 10%.
En bout de course « le cochon de payant » c'est qui ?
Nous passons sur le prix de surtaxes sur les véhicules soi-disant les plus gros ou les plus polluants, alors que nous voyons la barre des plus gros descendre au fil des années qui passent, dans le même temps où la surtaxe ou l'interdiction de circuler pour les véhicules diesel touchera une nouvelle fois ceux à qui on « tape toujours sur la tête » et au porte-monnaie.
Nous pourrions continuer notre litanie des augmentations et des difficultés pour beaucoup à vivre décemment (11 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté).
Ce n’est pas de l'austérité tout ça ?
Les Français l'ont déjà dit par trois fois lors des dernières consultations électorales à ceux qui portent l'austérité et pourtant, malgré les claques à répétition, ils poursuivent leur politique néfaste.
Toutes ces raisons qui viennent en complément de ce que nous avons déjà écrit nous conduisent à répondre à l'appel de la CGT-FO le 26 octobre 2024 à la maison de la Mutualité à 13h30 pour défendre et gagner sur nos revendications. Si vous le voulez, si vous le décidez, nous irons plus loin. Il n'y a qu'à ce prix que nous gagnerons !
Paris, le 15 octobre 2024



